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Publié : 10 janvier 2009

Criée du Croisic : l’analyse des Verts

A propos de la criée du Croisic, et de la pérennité des outils liés à la pêche au Croisic et à La Turballe

Une pêche soucieuse des générations futures

Les Verts sont pour une pêche soucieuse des générations futures, qui favorise la protection de la biodiversité et des éco-systèmes marins et le maintien des populations côtières qui y sont liées.

La pêche industrielle, particulièrement responsable de l’épuisement de la ressource halieutique, est aujourd’hui dans l’impasse. L’ampleur de ses activités de pêche et l’exploitation qu’elle fait des ressources naturelles de la mer explique en grande partie ce phénomène extrêmement inquiétant.

En outre, force est de constater que de nombreuses espèces ont disparu de certaines zones de pêche.
En Europe, la politique commune des pêches (PCP) ne répond pas à cette urgence, et accélère en outre la disparition des petites unités de pêche, mettant ainsi en péril la vie économique des communes littorales.
Enfin, le contrôle des tailles des poissons propres à la commercialisation se fait mal, voire pas du tout. Cette norme est, qui plus est, à remettre en cause : ne tenant pas compte de la biologie la plus élémentaire, elle ne produira à terme qu’une baisse globale de la ressource.

Et pour aller jusqu’au bout de la logique, des accords inégaux sont signés avec les pays en voie de développement, " accords " avec les Etats qui organisent la surexploitation des fonds et le pillage des ressources, au détriment des pêcheurs locaux, et de la diversité des ressources halieutiques locales.

La politique des pêches doit :

- s’assurer d’une gestion durable et cohérente de la ressource halieutique le long des côtes, avec en particulier une gestion de la ressource avec les professionnels.

- prendre, sur toutes les zones de pêche, des mesures de protection adaptées aux situations : Mise sous quotas de toutes espèces pêchées et vendues ; Création de zones de pêche interdites à la pêche industrielle ; Moratoires de pêche, destinés à préserver les nourriceries, la richesse des fonds marins, la biodiversité.

- donner priorité aux petits bateaux en instaurant une zone côtière protégée, qui leur serait réservée et en respectant une gestion régionale de la ressource.

- assurer l’information complète des consommateurs, par l’étiquetage (poisson d’élevage ou sauvage, lieu de pêche obtenu récemment par l’Europe), mais aussi l’information sur les techniques de pêche, et surtout les composants alimentaires des poissons d’élevage ...

- mettre en place des règles éco-compatibles pour l’aquaculture qui :

  • assurent une traçabilité totale,
  • favorisent les élevages extensifs,
  • interdisent tous traitements, médicaments ou produits sanitaires pouvant occasionner des dégâts à l’environnement marin,
  • conduisent à l’arrêt des pêches minotières qui brisent la chaîne alimentaire et épuisent les ressources naturelles de l’océan, par leurs prélèvements importants pour nourrir les poissons d’élevage (et autres usages agricoles).

Au niveau local :

En conséquence, pour ce qui concerne Le Croisic et La Turballe, Les Verts estiment que la priorité est bien de préserver la petite pêche côtière, avec la conservation des points de vente et de débarquement, ce qui n’empêche pas une spécialisation de chaque criée.

La CCI, en charge de la criée du Croisic, doit cesser de raisonner en prenant principalement en compte les chalutiers de plus de 16 mètres, armés pour la pêche au large.

Si les 7 chalutiers du large du Croisic peuvent peut-être débarquer leur pêche à La Turballe, les 25 côtiers (9 caseyeurs, 3 fileyeurs, 3 ligneurs, 10 chalutiers côtiers) doivent pouvoir continuer à compter sur la criée du Croisic, parfaitement adaptée.
Avec, sans doute, la venue au Croisic de côtiers de La Turballe, pour des espèces comme la langoustine.

Conflits d’usage :

Tout le monde sait qu’il y a des conflits d’usage aussi bien au niveau de l’exploitation des ressources marines que de l’utilisation des quais. L’industrie de la plaisance a déjà grignoté de nombreuses places dans les ports de pêche, et est à l’affût de tous les nouveaux anneaux qui pourraient se libérer.
Les déclarations du président de la Chambre de Commerce (cf Presse Océan du 17 décembre 2008) sont à cet égard inquiétantes puisqu’il évoque dans le même temps « la fermeture de la criée du Croisic » et « une réflexion sur la plaisance ».

Le risque est donc de voir disparaître au Croisic l’économie de la pêche au profit d’une mono-économie du tourisme, avec un port de plaisance peu durable, écologiquement et socialement néfaste, un renchérissement de l’immobilier qui chassera les Croisicais, une diminution des emplois, un problème accru des transports ...

Avec les marins pêcheurs et la population du Croisic, Les Verts Presqu’île sont opposés à toute décision qui aurait pour conséquence la disparition de l’activité pêche au Croisic. Voir à ce sujet notre communiqué du 5 janvier 2009.

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4 Messages

  • Criée du Croisic, l’analyse des Verts

    Janvier 2009, par Gérard de la Turballe

    Vous devriez parler que de ce que vous connaissez c’est incroyable de lire de pareilles aneries sur la criée ! Renseignez vous ! ou alors arretez les bougies les écolos, pour lire c’est mieux d’y voir plus clair !
    En plus notez que les verts sont pas les seuls a penser à l’avenir de leurs enfants, faut pas penser qu’on est le nombril du monde et qu’on ait les seuls à avoir raison. réveillez vous ; les autres partis politiques sont déjà rendus plus loins que vous dans leurs analyses environnementale.

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    • Criée du Croisic, l’analyse des Verts

      Janvier 2009, par Webmestre

      L’équipe de rédaction du site a décidé de faire paraître cette réaction de Gérard.

      Sur ce forum, nous acceptons des échanges contradictoires que nous aimerions à l’avenir plus argumentés. Malheureusement ici, nous sommes face à des images caricaturales d’un autre temps qui ne font pas avancer le débat sur le devenir de la pêche au Croisic face au lobbying du tourisme. A chacun de juger !

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      • Criée du Croisic, l’analyse des Verts

        Mars 2009, par Yann

        Cher "Verts"

        merci à vous de vous inquieter de l’avenir de la peche en Pays de la Loire
        Je regrette neanmoins que votre analyse distingue, dans le cas du port du Croisic, le cas de la petite peche cotiere de soit-disant bateaux industriels de peche au large (les plus de 16 metres)
        Dans les deux cas, nous avons affaire à de la peche artisanale (et non industrielle) . En terme de pratiques ecologiquement responsables (chaluts selectifs notament) , ces deux segments de flotilles ne doivent pas etre distingués. Cela n’a pas grand sens... si ce n’est pour faciliter un discours politique manicheen qui fait fi de la realité du secteur de la peche.

        voir les "cotiers debarquer au Croisic et les "industriels à la TUrballe releve de la meme myopie...
        la peche industrielle en France ne concerne plus que quelques unités basées à Boulogne, Lorient et Scheveningen en Hollande.

        salutations

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        • Criée du Croisic, l’analyse des Verts

          Mars 2009, par Webmestre

          Dans l’article évoqué, référence est faite à la pêche industrielle que nous dénonçons dans la partie générale du dossier,mais concernant la pêche locale, mention est faite des bateaux de plus de 16 m que nous n’assimilons pas aux bâtiments de pêche industrielle.

          Merci de l’intérêt que vous portez à notre site.

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