Publié : 4 mars 2012

Sans Eva Joly, pas d’écologie !

Tribune d’élus et responsables d’EELV du 27 Février 2012

Sans Eva Joly, pas d’écologie !

Tous avec Joly ! Les verts se rassemblent derrière leur candidate, et défendent l’importance de leur programme pour la société et l’avenir du pays.
Car « face à la crise, la candidature d’Eva Joly à l’élection présidentielle est indispensable ! »
- à l’heure où les ressources pétrolières se raréfient et que le changement climatique transforme nos vies et nos écosystèmes
- à l’heure où certains de nos concitoyens ont de plus en plus de mal à travailler, à se loger, à se chauffer, à manger sainement et à se soigner
- à l’heure où la catastrophe de Fukushima marque encore les esprits et la fin du mythe du nucléaire
qui peut encore sérieusement penser que l’écologie n’a pas sa place dans les débats de l’élection présidentielle ?

Sans candidature écologiste, le risque serait de voir se réduire à la portion congrue les propositions politiques. Deux préoccupations majeures animent aujourd’hui le débat : la montée de l’abstention et celle du vote d’extrême droite. Cette double tendance exprime l’extrême difficulté pour des millions d’électeurs à trouver dans les deux grands partis qui polarisent l’attention médiatique une réponse à leurs attentes.

La vision d’une société écologiste doit être défendue dans les débats : elle répond à l’attente de millions de citoyens. Au final, la présentation de notre projet ne conduit pas à une dispersion des votes mais, au contraire, participe à une plus grande mobilisation des électeurs vers l’alternance.

Car si nous voulons l’alternance, nous allons plus loin que ça ! Notre projet est de dépasser la crise environnementale et financière, et de réduire le chômage grâce à la mise en place d’un nouveau modèle de développement qui ne laisse personne de côté.

On parle beaucoup de la crise économique et financière, mais on oublie trop vite ses causes profondes. La surexploitation des matières premières, la raréfaction du pétrole, l’assèchement des terres cultivables et la raréfaction des biens communs, comme l’eau, ont entraîné un accroissement important de leur prix. L’exemple du pétrole est, à ce titre, révélateur. La consommation effrénée et le gaspillage de cette ressource énergétique a eu pour conséquence l’emballement de son prix, pénalisant les ménages, surtout les plus modestes, et entraînant une insoutenable tension sur les marchés. Pour faire face à cette situation, une seule solution est de mettre en œuvre des façons de produire et de consommer plus sobres et moins consommateurs d’énergie.

DES RÉFORMES D’AVENIR

Ainsi, nous proposons de mettre en place une fiscalité écologique incitative qui permettrait de rapprocher les lieux de consommation et de production et de favoriser les circuits courts. Cette nouvelle façon de penser les échanges économiques présente un double avantage : limiter la consommation excessive d’énergie, et créer des milliers d’emplois locaux, répartis sur tout le territoire, notamment dans les zones les plus durement touchées par la crise.

L’emploi est en effet au cœur du modèle de développement écologiste que nous promouvons. L’hypocrite faiblesse du coût des transports et la recherche d’un profit maximisé, ont entraîné des délocalisations dans des pays aux conditions de travail intolérables, vidant de leur activité des régions entières de notre pays, sans réflexion préalable sur leur avenir. Dans le même temps, un nombre croissant de salariés ne se reconnaît plus dans le travail qu’ils font et subissent stress, souffrance et mal-être.
Cette concurrence entre les gens et les territoires, à l’international mais aussi entre les régions françaises (avec les zones franches, les exonérations fiscales, et autres pôles de « compétitivité ») est synonyme d’injustices territoriales, qui amplifient considérablement les inégalités sociales.

Face à cette situation, la relocalisation de l’activité telle que nous la proposons donnerait un souffle d’air aux régions sinistrées. Surtout si, dans le même temps, le service public, comme l’hôpital, l’école ou les bureaux de postes, y est soutenu et valorisé. Pour nous, ces services sont essentiels pour assurer la qualité de vie des citoyens, qu’ils soient actifs ou non.
Nous voulons développer des emplois locaux, offrant des conditions de vie et de travail décentes sur tout le territoire. Services de proximité à la personne, aide à la dépendance, insertion par l’activité économique, recyclage (collecte, tri, réemploi, transformation, etc), habitait écologique, éco-construction, rénovation thermique, agriculture biologique...Ce sont ainsi presque un million d’emplois de qualité qui pourraient être créés et développés dans ces filières nouvelles ou en démarrage, si nous mettions une réelle politique de conversion écologique de notre économie.

Quoi qu’on puisse penser des travers de la personnification de l’élection présidentielle, cet enjeu fondamental pour des millions de chômeurs et de précaires rendrait irresponsable le retrait de notre candidate.

La cohérence du projet écologiste, qui pense la réponse à la crise sur l’ensemble de ses dimensions, environnementale, et sociale, doit être défendue lors du débat national qui s’engage.

Il y a urgence à construire une nouvelle société du « mieux vivre » ; il y a urgence à soutenir la candidature d’Eva Joly à l’élection présidentielle