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Publié : 24 février 2011

C’est quoi être écologiste ?

C’est quoi être écologiste ?

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Vingt ans que je me pose la question !

Et je me félicite de ne pas avoir trouvé de réponse de toute faite !

Récemment encore des amis socialistes me demandaient pourquoi je n’étais pas au parti socialiste puisqu’on peut être écologiste et au P.S

C’est sans doute qu’il y a écologiste et écologiste.

- Pourquoi tous les écologistes ne sont-ils pas au PS, je parle de ceux qui se revendiquent de gauche ?
- Pourquoi existe-t-il des milliers d’écologistes qui préfèrent être dans un parti écologiste ?
- Pourquoi des centaines de milliers d’électeurs préfèrent-ils voter pour les Verts ?

C’est sans doute qu’ils sentent- même confusément- qu’il y a écologiste et écologiste .
C’est aussi parce qu’ils ont entendu parler d’écologie politique. C’est aussi ce qui explique le débat récurrent entre partis de gauche et Europe Ecologie –Les Verts Et parfois la crispation.

Il y a bien une raison ?

J’entends souvent et un peu partout « moi aussi je suis écologiste, et peut-être plus que vous : je trie, je mange bio, je me déplace à vélo, j’éteins la lumière avant de quitter ma chambre etc.
Et de me citer en référence mille petits gestes quotidiens que me conseille la télé pour sauver la planète ».Et d’ajouter :
« pas besoin d’être dans un parti écologiste, pour être écologiste ».

Tous ces gens sont indifféremment de droite, de gauche ou du centre, ils sont écologistes
Vrai en un sens.

Et ils ne font pas de politique, eux  !

L’écologie politique

Là, il est temps de parler de l’écologie politique, de ses remises en cause, de ses propositions.

Il va falloir aller plus loin que le compostage et le tri sélectif. D’accord avec les pratiques environnementalistes mais elles ne changent pas fondamentalement nos sociétés productivistes du toujours plus, à n’importe quel prix économique, écologique, humain.
Il va être question d’énergie, de production, de croissance, de consommation.

On va parler politique, pas en termes de droite ou de gauche mais au crible de l’écologie politique.
Je ne suis ni pour la décroissance ni pour le retour aux cavernes.

L’énergie, c’est le départ de tout. Les sources !

- Nous privilégions les naturelles, les renouvelables.

- Nous voulons les économiser plutôt que de les gaspiller.

- Nous voudrions développer une production raisonnable, une croissance raisonnable et solidairement partagée.

Les hypermarchés avec leurs gondoles de yaourts et d’aliments pour animaux illustrent aux extrêmes une économie folle injuste et funeste.

Il y a dans ces choix matière à nous distinguer de ceux qui revendiquent de l’écologie (en fait des pratiques environnementalistes) pour décorer un productivisme insensé qui condamne la planète.

- Nous sommes de gauche car attachés au développement économique durable et social justement partagé

- Nous pensons que la course à la croissance incontrôlée sera finalement fatale aux ressources limitées de la planète et aux développement harmonieux de la population.

- Nous ne pensons pas l’écologie comme un « adoucisseur », un gadget à la mode ou une pratique de « bonne conscience

- Nous faisons de la politique .

- Nous essayons de tout penser en écologiste.

- Nous essayons d’imaginer un système économique et social durable qui renonce à produire toujours plus -souvent n’importe quoi, n’importe comment- sous prétexte que tout le monde a le droit de profiter de la croissance et des richesses.

Attention ! Interrogeons –nous sur le sens de cette croissance qui met des croquettes pour chiens dans une supérette de Kaboul !

Il faut nourrir la planète

Cela justifie toutes les dérives agro-alimentaires. Balivernes !

Les milliards pour Monsanto, des miettes et de l’endettement pour les pauvres.
L’écologie politique doit prendre en compte cette problématique.
Les écologistes doivent sortir de leur jardin et mieux, imaginer le développement pour nos sociétés comme ils pratiquent avec leurs plantes, leurs insectes, leurs remèdes naturels.

C’est quand on parle d’écologie politique que le consensus écologiste se dégrade, c’est un signe, non ?

Des sujets comme le nucléaire et l’aéroport Notre Dame des Landes en sont des exemples édifiants  !

  • C’est pourquoi il faut débattre
  • C’est pourquoi un parti écologiste a sa raison d’être et qu’il est incontournable et non assimilable