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Publié : 3 août 2009

Plages de la presqu’île et le décret 2006. Communiqué de juillet 2009

En tout premier, il est bon de rappeler que la plage est un lieu public, qui appartient donc au public, mais est géré par l’Etat, dans le cadre du domaine public maritime.

Les activités commerciales ne peuvent donc être pérennes.

Pour éviter tout risque de privatisation de ce lieu, un décret est paru en mai 2006 dans le but de cadrer les activités lucratives présentes.

Lors de sa visite en presqu’île Mr. Novelli, secrétaire d’Etat en charge du commerce a révélé à la presse locale son désir de voir ce décret s’assouplir pour devenir moins contraignant pour les professionnels du tourisme balnéaire.

Mais que dit ce décret tant décrié par des élus locaux, porte-paroles de certains commerçants ?

En résumé,

- La surface allouée aux activités commerciales ne doit pas dépasser 20 % de la surface de la plage (à mi-marée).
Pour La Baule cela ne laisserait pas beaucoup de place aux serviettes à marée haute !

- Les structures doivent être démontées et rendre l’espace libre durant 6 mois, voir dans certaines conditions 4 mois

- Pour des communes particulières dont fait partie La Baule, les structures peuvent demeurer sur place si les établissements ouvrent 48 semaines d’affilée.

Mais que veulent-ils de plus ?, ce décret va suffisamment loin dans les concessions accordées, rappelons-nous qu’aujourd’hui 60 restaurants et clubs de plage sont déjà installés. Si les contraintes étaient si lourdes, viendraient-ils aussi nombreux ?

Ce texte, bien qu’incomplet, a le mérite d’établir un compromis entre la défense du littoral et les exploitants, sa modification dans le sens annoncé, serait préjudiciable à cet équilibre.

D’autre part, il apparaît essentiel de conserver les appels d’offre pour éviter des rentes de situation irréversibles.

En juillet 2008, Mr. Novelli, avait déclaré à Nice qu’un assouplissement de ce décret serait souhaitable "Je souhaite que l’activité économique et les services au tourisme se développent de façon générale et notamment sur les plages, mais dans le respect du littoral et de l’accès au public »

Ses propos peuvent laisser craindre, des activités commerciales pérennes et sur de plus grandes surfaces, le contraire de ce qui est considéré comme un espace public, qui appartient au public.

vertspresquile.fr Juillet 2009