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Publié : 25 octobre 2008

L’Histoire des Verts

1. Aux origines des Verts

L’histoire des Verts commence bien avant la date de leur formation en 1984.
Toutefois, la première apparition médiatique ne survient qu’avec la candidature à l’élection présidentielle en 1974 de René Dumont, agronome tiers-mondiste. Bien que perçu comme un candidat marginal, ses interventions télévisées, -le verre d’eau bu sur les plateaux : « tant qu’on peut encore boire » -, pèseront sur les esprits bien au-delà des 1,32 % et marqueront l’entrée réelle de l’écologie dans le champ politique.

René Dumont

En somme, la campagne de René Dumont comme le programme du Mouvement écologiste démontre que non seulement les écologistes ont 30 ans d’avance en dénonçant le risque de changement climatique et d’épuisement des ressources mais plus encore, qu’ils ont dès l’origine un programme généraliste : opposition au pillage du tiers-monde, à l’oppression des femmes, des immigrés, critique du libéralisme, autogestion ; tout y est.

Les écologistes d’alors sont loin d’être à droite mais refusent tout appel à voter pour la gauche et sont contre tout désistement.

Au Larzac, emblème de la contestation des années 70, sur les sites de construction des centrales nucléaires, Fessenheim, Malville, Plogoff, les grands rassemblements se démultiplient tandis qu’arrivent les municipales de 1977 qui donneront une tout autre dimension aux écologistes.
Plogoff

Les résultats des listes qu’ils présentent dans les grandes villes sont significatifs, elles dépassent parfois les 10 %.

Ces succès électoraux vont alors poser le problème de l’unification des écologistes français.

2. L’union des écologistes

Une partie des écologistes ressent le besoin d’une structure pérenne et c’est une minorité qui décide alors de créer le « Mouvement d’Ecologie Politique » (MEP) en 1980.

Il ne s’agit plus d’une fédération de groupes ; l’adhésion y est individuelle et l’appartenance avec un autre parti politique est proscrite.

En 1982, des militants lancent un appel pour la création d’une structure unitaire, le MEP se transforme en « Les Verts Parti—écologiste » et la Confédération écologiste en « Les Verts Confédération écologiste ». À Clichy, les 28 et 29 janvier 1984, les deux organisations s’unissent dans un parti unique, « les Verts ».

La motion d’Antoine Waechter et Andrée Buchman, « l’écologie n’est pas à marier » est majoritaire. Celle-ci réaffirme l’écologie politique et refuse toute alliance électorale.

Aux élections européennes de juin, la liste menée par Antoine Waechter avec 10,6 % des suffrages (2 millions de voix), réalise le meilleur résultat historique des Verts qui auront alors 9 députés et compteront près de 6000 adhérents.

Même si dans la grande majorité, les Verts ne contestent pas l’écologie en tant que troisième courant politique, nombreux sont ceux qui refusent néanmoins de mettre gauche et droite sur le même plan.

En 1991 toujours, ce sera l’appel : « Les Verts au pluriel » lancé par Dominique Voynet et Gérard Onesta qui va agiter la vie interne du mouvement , il propose l’ouverture à d’autres courants tout en remettant en cause l’état du parti.

Du coup, en novembre 1993 a lieu un tournant stratégique. La motion d’Antoine Waechter est supplantée par celle qui est incarnée par Dominique Voynet, La motion de synthèse de l’AG de Lille recueille 62 %, le « ni droite ni gauche » est défini de telle sorte qu’il autorise les alliances électorales avec les partis de gauche.

Premier logo des Verts

3. Vingt-cinq ans d’existence...

Fin 1995, à l’AG du Mans, la motion de synthèse qui recueille 75 % des voix propose d’engager avec la gauche une réflexion sur les conditions d’un accord politique, non pour une simple alternance mais pour une alternative.

Un accord avec le PS prévoit l’instauration de la proportionnelle, un moratoire sur le nucléaire, l’abandon de quelques grands projets, la suppression des lois Debré sur l’immigration etc., des candidatures uniques sur 150 circonscriptions (30 pour les Verts, 100 pour le PS).

Les Verts ont pour la première fois 4 députés. La victoire de Lionel Jospin permet aussi la première participation Verte à un gouvernement 
La participation gouvernementale semble un succès. Différents partis se réclamant de l’écologie rejoignent les Verts, 74 conseillers régionaux sont élus aux régionales de 1998 et, en 1999, 9 députés vont siéger au Parlement Européen.

Elections présidentielles 2002

Si les premières années Jospin sont prometteuses (réduction du temps de travail, abandon de Superphénix et du canal Rhin Rhône) l’accord de gouvernement n’est vite plus respecté.

La proportion de Verts qui contestent la participation gouvernementale croît à chaque trahison du contrat de mandature.

La nouvelle majorité est élue sur une orientation plus critique par rapport au Parti socialiste.

4. 2009-2010 : naissance du rassemblement des écologistes à travers Europe Ecologie-les Verts

Lire nos articles :

- les assises territoriales

- le rassemblement de Lyon